Un album doux et élégant du compositeur tunisien qui, avec ses musiciens, signe une musique résolument jazz, parfois ensorcelante, toujours inspirante. 

Anouar Brahem

 

 

 

 

 

 

 

 

Une rencontre musicale

Quelques tonalités orientales pour débuter et c'est notre esprit qui s'évade aussitôt. Puis, très vite, c'est le jazz qui nous happe. Anouar Brahem a ce talent de rassembler pour créer. Et le résultat est une vraie douceur, une gourmandise. La rencontre entre Orient et Occident se fait tout naturellement, sous les notes chaudes de l'oud du maître tunisien et celles des instruments des grands musiciens que sont Dave Holland, Jack DeJohnette et Django Bates. Enregistré aux studios Avatar de New York en mai 2017 sous la direction artistique de Manfred Eicher, l'album nous fait découvrir les "maqams", système modal de la musique arabe traditionnelle. Pourtant, le jazz n'est jamais très loin. Il résonne dans nos oreilles et c'est beau.